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2006-04-23 19:00:27 : Trek et tapis de course incompatibles ?

Comme l'a très bien fait remarquer kenlag, ce qui prédomine chez moi, c'est la notion de confort. C'était déjà le cas il y a 14 ans quand j'ai fait mon premier semi.

A l'époque, j'étais dans un régiment en Allemagne et j'avais réussi à louper toutes les courses organisées par le colonel commandant le régiment sauf (heureusement) la dernière qui faisait 21 km.

N'ayant jamais couru plus de 5000 mètres, j'appréhendais cette course malgré le fait que je jouais dans l'équipe régimentaire de football (et donc j'étais sportif). C'est pourquoi, j'avais adopté une attitude très prudente. Alors que tout le monde s'échauffait, j'étais resté seul dans mon coin pour m'économiser.

Durant les premiers kilomètres, j'avais choisi de courir avec les derniers du régiment afin d'être sur de terminer ce 21 km.
Petit à petit à mesure que mes muscles travaillaient, je sentais que je pouvais aller plus vite, j'ai donc commencé à accélérer. Chaque personne devant moi constituait un objectif à rattraper. Sans m'affoler et sans chercher à me cramer, j'ai rattrapé un maximum de gens pour terminer 57 ème sur 800 (en 1h35), mais bien plus que le résultat c'est le sentiment de facilité et de fraicheur à l'arrivée qui m'a immédiatement plu.
A tel point que je suis revenu en arrière pour aller chercher un camarade qui lui était à l'agonie et l'aider à faire les derniers kilomètres en l'encourageant.
Ce jour là j'ai du faire 30 bornes.

C'est grâce à cette première expérience réussie que je suis devenu accro et que j'ai continué par la suite dans le civil.


Pour l'instant je n'ai fait que des treks d'une semaine considérés comme faciles (mais je connais plein de gens qui souffriraient et qui abandonneraient). J'ai bien envie de faire des treks plus longs, plus engagés peut-être en solitaire. Mais ils nécessitent d'améliorer ma condition physique.

Je crois qu'il n'y aurait rien de pire que de faire un trek où tu marches 9h00 par jour avec tes 12 kilos sur le dos pendant 3 semaines et que tu te retrouves à mi parcours à l'agonie complètement ruiné physiquement et moralement.

Même si les conditions sont rustiques, il ne tient qu'à moi par mon entrainement et ma préparation de les rendre plus confortables.

J'ai déjà plusieurs voyages en tête et j'ai déjà planifié les étapes à franchir pour y arriver. Je ne sais pas si j'y arriverai, mais si je ne tente pas, je ne le saurai pas.

Au final, il me semble que le tapis de course s'inscrit parfaitement dans cette démarche d'effort dans un confort raisonnable. Mon but est de faire ces voyages engagés tout en gardant une marge telle que je garderai toute ma vie ce sentiment de plaisir de l'avoir fait.

D'autre part, rêver du voyage et accomplir toutes les démarches pour que celui ci ait réellement lieu fait déjà partie du voyage. C'est déjà du plaisir. Je vous raconterai peut-être comment je me suis qualifié pour un championnat du monde. La démarche fut absolument la même.
Enormément de travail et d'effort pour y arriver et cela reste un formidable souvenir même si aux championnats je me suis fait éliminé tout de suite.



Autre remarque.
Vous avez tous raison en disant que mes performances passées ne sont plus à prendre en compte, que le temps a passé, que je n'ai plus 20 ans, etc.
Je trouve que c'est un formidable moyen de se motiver, car cela donne un objectif. Le but n'est pas forcément d'atteindre l'objectif, le but c'est de se donner tous les moyens d'y parvenir. Si vous arrivez à votre objectif tant mieux, si vous échouez, ce n'est pas grave parce que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour y parvenir. Il n'y a pas de regrets à avoir et que des bons souvenirs à garder.





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2006-04-23 16:40:18 : Pourquoi un tapis de course ? - 0 photo - 7 réactions

Voici un petit billet pour répondre à différentes réactions (alainP, ledisciple, Roserouge)

C'est indéniablement vrai que courir dehors en ce moment est certainement plus agréable que courir sur un tapis de course, mais il a des avantages qui d'ailleurs expliquent son achat.

1) Il est à proximité
2) Je peux l'utiliser n'importe quand
3) Les amortis sont biens meilleurs sur un tapis que sur du béton
4) le réveil physiologique est probablement plus rapide
5) Je peux programmer des séances en fonction du rythme cardiaque sans surveiller.
6) le bruit du tapis a un coté très hypnotique



1) Il est à proximité
Pour aller courir à Vincennes, il me faut 1 heure de trajet à l'aller et la même chose au retour.

Autant le dimanche c'est tout à fait faisable, et d'ailleurs j'ai donné rendez vous chaque dimanche à partir du week end prochain à un petit groupe de personnes qui ont comme moi envie de faire le 20 KM pour que l'on fasse ensemble des séances d'endurance longues et progressives.

Autant en semaine, cela devient plus difficile puisque je pars de chez moi à 8h15 du matin et je rentre le soir vers 9h15.


2) Je peux l'utiliser n'importe quand
C'est le corrolaire du point 1), je n'ai aucun problème pour l'utiliser à partir de 6h30 du matin, faire ma séance d'1 heure, prendre la super douche (ou le bain à bulle) juste après et partir au travail pour 8h15.
D'autre part, je peux également programmer des séances pendant la pause déjeuner en allant dans un club de gym très proche de mon boulot tout en gardant le plaisir de la douche après l'effort. Bref c'est super confortable.



3) Les amortis sont biens meilleurs sur un tapis que sur du béton

C'est vrai que je pourrais courir autour de chez moi et m'entrainer sur du béton, mais j'habite en cote et commencer par une montée ou une descente est pas ce qu'il y a de mieux pour un réveil physiologique. D'autre part la course est traumatisante pour les articulations (notamment le genou, les chevilles et les hanches) et le tapis procure un excellent amorti qui sur le long terme paye indéniablement.



4) le réveil physiologique est probablement plus rapide
Comme la température de la pièce dans laquelle est disposée le tapis est toujours au delà de 20°, je mets moins de temps pour faire monter mes muscles en température, il est donc probable que la séance est plus rapidement profitable. Ceci est discutable.


5) Je peux programmer des séances en fonction du rythme cardiaque sans surveiller.

En fait, j'ai cette liberté de ne pas suivre forcément l'évolution de ma fréquence cardiaque puisque le tapis possède des programmes qui règlent la vitesse de course du tapis pour rester dans une fourchette de fréquence cardiaque préprogrammée.
Pour l'instant, c'est une fonctionnalité que je n'ai pas encore utilisée, mais qui me sera utile quand j'aurai progressé.



6) le bruit du tapis a un coté très hypnotique
En fait c'est un truc que j'avais découvert il y a longtemps, courir sur un tapis fait un peu de bruit et ce bruit un peu comme le train qui passe de rail en rail a un coté très hypnotique qui est super relaxant, surtout pour moi qui suis un grand nerveux et dont le cerveau bouillonne en permanence.








2006-04-23 11:15:55 : le foncier, c'est pas simple - 0 photo - 6 réactions

5ème séance 23/04/2006 (40")

40" 6.1km/h FC entre 125 et 141



Je viens de terminer ma séance, sur mon tapis et je me rends compte à quel point rester dans une Fréquence Cardiaque inférieure à 140 est dur (< 75% de la FCM). On se traine.

Durant la séance, vu qu'à 6.1 km/h, je dépassais de temps à autre 140 pulsations par minute, j'étais obligé de cesser de courir pour marcher afin de faire descendre ma fréquence cardiaque à 125.

D'autre part comme depuis ma 4ème séance, j'ai des douleurs intermittentes au niveau du thorax que j'ai d'ailleurs ressenties pendant ma séance (3 ou 4 fois), j'ai choisi de ne faire que 40 minutes d'entrainement.

Là encore j'ai l'impression d'avoir à peine commencé.
C'est super frustrant. J'aime les efforts longs qui te vident en douceur. Courir 40 minutes c'est beaucoup trop court. Tu as à peine le temps de lancer la machine que c'est déjà fini.

Je sais que je pourrais courir au moins 2 fois plus longtemps à ce rythme en alternant course et marche pour garder ma fréquence cardiaque au dessous de 140.




Il y a 12 ans quand je m'entrainais pour le semi et le marathon, je ne faisais qu'une séance d'1h à 1h30 par semaine, le dimanche à vincennes en compagnie d'un gars qui était plus lourd et moins en forme que moi. De plus,
nous pratiquions 2 fois 3 heures de tennis de table de club par semaine, ce qui doit correspondre grosso modo à des séances de VMA 30-30.
Ces séances du dimanche étaient courues à un rythme irrégulier, c'est à dire en alternant des périodes courtes à un bon rythme et des périodes tranquilles de récupération. Aucune mesure, juste du feeling.

Avec le tapis de course et les fréquences cardiaques, j'ai l'impression d'être devenu un esclave de la mesure. Mais c'est probablement qu'une étape à franchir car j'imagine déjà le plaisir que j'aurai en observant les progrès que je vais accomplir avec le temps et l'entrainement.




2006-04-23 02:52:35 : Il ne faudrait pas vieillir - 0 photo - 5 réactions

Après une randonnée de 8 jours dans le sud du sahara (en mauritanie) avec Atalante, et une envie de réaliser des treks plus longs, plus rustiques, j'ai décidé de reprendre un entrainement de course à pied.

Possédant un tapis de course, j'ai donc récemment refait quelques séances (4 pour être précis). Le constat est simple. Alors que je suis me croyait plutôt pas mal après mon voyage, je me suis rendu compte que j'étais au contraire en très petite forme.

Si il y a 12 ans, je faisais moins de 3 minutes (et même 2''50) au 1000 mètres, je ne suis pas sur qu'aujourd'hui je serais en mesure de le faire en 6, autrement dit ma VMA est super faible. Cela montre l'étendue du chemin à parcourir.

Je vais noter sur ce blog l'ensemble de mes séances, cela me permettra de suivre mes progrès au cours du temps.

1ère séance 16/04/2006 (20 minutes)
pas de notes

2ème Séance 16/04/2006 (1 heure)
10" à 4.8 km/h FC 110
30" à 6.4 km/h FC 130
10" à 7.1 km/h FC 144
10" à 4.8 km/h FC 118


3ème séance 17/04/2006 (1h23)
20" à 4.8km/h pente 1.5° FC 110
35" à 4.8km/h p 10° FC 135
10" à 4.8km/h p 1.5° FC 115
15" à 8.1km/h p 1.5° FC 157
3" à 4.8km/h p 1.5° FC 117


4ème séance 19/04/2006 (40")
5" 4.8 1.5 FC 100
33" 4.8 8 FC 125
2" 4.8 1.5 FC 115


Je ne m'attendais pas à des résultats aussi mauvais. Ce qui m'a surpris c'est la montée en fréquence des pulsations cardiaques à des vitesses somme toute très faibles.


Chaque entrainement s'est passé tranquillement, sans éprouver un sentiment de fatigue démesuré. Le seul impact notable est l'apparition le lendemain de courbatures au niveau des jambes signe de la présence d'acide lactique, mais rien de mortel.

Par contre dans l'après midi qui a suivi la 4ème séance, j'ai commencé à ressentir des douleurs au niveau de la cage thoracique et au bras gauche pas très violentes, mais fréquentes. J'ai ressenti ces douleurs chaque jour jusqu'à aujourd'hui.

J'ai eu peur que le coeur soit en cause et j'ai donc fait vérifier en réalisant un électrocardiogramme et des tests sanguins ainsi qu'une radio pulmonaire que ni le coeur ni les poumons n'étaient touchés.


Je comptais réaliser un travail foncier à raison de 2 séances de 40" en semaine (sur mon tapis) et d'une séance d'une heure le dimanche à Vincennes, mais ces douleurs thoraciques vont me freiner. Je vais plutôt reprendre à raison de 2 séances de travail par semaine de 40 minutes chacune et j'augmenterai progressivement de 5 minutes ma séance du dimanche jusqu'à 1h30 environ et celle du mercredi jusqu'à 1h.

Pour l'instant, il n'est pas question de travailler ma VMA, ce qui m'intéresse c'est de refaire du foncier.

Bien entendu, le lendemain de chaque séance, je ferai un petit décrasssage de 20 minutes pour éliminer l'acide lactique.



2006-04-23 02:04:55 : Qui suis je ? - 0 photo - 3 réactions

Un beau matin, en vous réveillant, vous vous rendez compte que la vie a passé et que vous n'avez pas réalisé ce que vous auriez aimé faire plus jeune. C'est mon cas.

A 38 ans passé de 2 mois, j'ai décidé de reprendre une activité sportive après 12 ans d'interruption et un passé de sportif amateur assidu. C'est peut-être la crise de la quarantaine. C'est avant tout l'envie de réaliser quelques grands treks engagés (et même quelques ascensions) à travers le monde et donc de retrouver une condition physique que j'ai perdue par ces années d'inactivité.

Ayant découvert la course à pieds à l'armée grâce à un colonel commandant un régiment, fana de cette discipline et qui organisait chaque mois une épreuve pour ses hommes, j'ai eu l'occasion de courir plusieurs semis et même un marathon dans le civil avec le souvenir du plaisir de se sentir en forme à la fin de chaque épreuve (autrement dit, je ne me suis jamais cramé sur une course et j'aurai certainement pu les faire plus vite).

Les temps réalisés à l'époque importent peu. Je n'ai jamais été un champion et je ne le serai jamais. Mon objectif en reprenant cette activité n'est pas d'atteindre une performance (j'ai passé l'age de ces bêtises), c'est juste d'avoir le plaisir de me sentir en forme.

Sur un semi marathon, je me souviens très bien d'un concurrent que j'avais doublé et qui portait un maillot sur lequel était inscrit "every finisher is a winner". C'est tellement vrai. Pour 90% des coureurs être à l'arrivée est déjà une victoire.

J'ai envie d'être à l'arrivée du prochain 20 KM de Paris et si le plaisir que j'avais à l'époque, renaît, de tenter le prochain marathon de Paris (le 2007)

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